Des innovations technologiques

Les performances des sportifs sont en perpétuelles améliorations, notamment grâce à l'évolution du matériel. En effet, les anciens matériaux (le bois, le cuir) ont été remplacé par des matériaux modernes issus des industries métallurgiques et chimiques. Comme dans tous les domaines, il y a une constante course à l'innovation technologique, ainsi le sport est aussi un laboratoire de recherche important dans la fabrication ou dans le choix des matériaux avec des recherches passant par la mécanique pour la formule 1, des composites pour les raquettes de tennis jusqu'aux combinaisons en natation. Les exemples sont nombreux, de la cendrée au tartan, en passant par les chaussures et les vêtements adaptés à chaque discipline, les multicoques, les skis et les raquettes de tennis, qui soulignent cette évolution de l'univers des objets qui conditionnent en fait la performance sportive.


Pour répondre à la requête des sportifs qui veulent aller toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut, les matériaux doivent être toujours plus résistants, toujours plus précis, toujours plus performants. Ainsi la plus part du matériel sportif joue une importance déterminante dans les performances, et la pratique de certains sports peut même être modifiée.

        Le saut à la perche


Les premières perches utilisées étaient en bois (frêne ou merisier). Elles étaient solides mais lourdes, rigides et très peu flexibles. Puis vers 1910, elles sont remplacées par des perches en bambou, plus souples et plus légères, elles permettent de faire des perches plus longues. Le métal est ensuite utilisé avant d’être remplacé depuis 1960 par des matériaux composites à base de fibres de verre et de carbone rendant les perches légères, souples et résistantes. Cette modification progressive de la perche entraîne un changement favorable au niveau de la manière de sauter.  Le rapport entre l’évolution des records du monde dans cette discipline et les matériaux sont donc évidents.


aaaaaa.png


         Quand la technologie devient la clef de la victoire


◊ Le besoin de fabriquer des équipements encore plus performants va jusqu'à faire des polémiques. La combinaison de natation est un très bon exemple. En effet lors duChampionnat du monde de natation en 2009 qui s'est tenu à Rome, nous constatons 43 records du monde (contre 15 lors du Championnat de 2007) et 57 records d'Europe et lors des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin il y a eu 25 records du monde. L'arrivée de cette combinaison révolutionnaire 100% polyuréthane est une formidable aide à la nage à tel point qu'elle est accusée de tronquer la compétition, c'est pourquoi la Fédération Internationale de Natation (FINA) a décidé de les interdire à partir de 2010.


◊ Dans un article «Le Monde» publié le 29 juillet 2009 il est même évoqué de revenir aux records «tissus» pour espérer les voir à nouveau battus mais sans la combinaison et pour garder le suspens des compétitions. Nous pouvons donc maintenant constater que les records sont nettement moins fréquents, et si l'on regarde au niveau des Jeux Olympique de Londres en 2012, seulement 6 records ont été battus.


◊ La FINA prend cette décision dans le but également de réduire cet avantage technologique trop excessif pour les sportifs des nations les moins favorisés. En effet les sponsors et les équipementiers  développent des combinaisons plus ou moins efficaces, les nageurs étant sous contrat avec les meilleurs fabricants sont fortement favorisés.


◊ La combinaison miracle est une couche de plastique proche de l'élastomère ( le «caoutchouc» dis couramment) qui recouvre toute la combinaison. Celle-ci comprime tellement le nageur qu'il lui est obligé de mettre des gants pour ne pas la déchirer et la fermer avec l'aide de deux personnes. Cinq à vingt-cinq minutes sont nécessaires pour l'enfiler.
Les modèles polyuréthane seraient totalement imperméables, ce qui permet donc au nageur de rester d'avantages sur l'eau, grâce à une meilleure flottabilité et portance du nageur.
Elles assurent un gain de temps variant de plusieurs dixièmes de secondes jusqu'à une seconde selon les nages.


◊ Les champions nous donnent leur avis:
La plus part des meilleurs nageurs et nageuses sont favorables au retour du maillot de bain comme le dit Alain Bernard, «le travail et le don doivent rester les moteurs de la victoire. Pas la technologie».


Certains sont au contraire pour continuer dans cette évolution technologique. Lisbeth Trickett, une célèbre nageuse australienne, prétend qu' «on ne peut pas résister aux progrès technologiques». D'autres pensent à l’intérêt économique que procure les combinaisons aux entreprises, selon Frederica Pellegrini il ne faut pas trop «pénaliser les entreprises qui ont investi sur les nouvelles technologies».

         

Les principaux acteurs du progrès sont les ingénieurs de recherche et développement, les chercheurs en biologie, travaillant en étroite collaboration avec  les sportifs. En acquérant les compétences scientifiques, la connaissance précise de chaque discipline, le sens de l'innovation technique etc. l'ingénieur pourra subvenir aux besoins du sportif.