L'entraînement

◊ Chez un sportif de haut niveau, son but étant d'avoir une forme et une performance optimale le jour de la compétition, l'entraînement est le pilier de la réussite.

En général et pour tout sportifs, il existe deux types d’entraînements qui sont complémentaires: puissance et endurance. Ces entraînements vont développer la masse musculaire différemment selon les besoins de l’athlète.

Le développement de la masse musculaire

◊ Un entraînement régulier et prolongé permet une augmentation du volume musculaire et un accroissement de la résistance. En fonction du résultat que le sportif veut obtenir, il peut travailler ses muscles selon son endurance ou sa résistance.

         Zoom sur le muscle

Nous possédons trois types de muscles :

- Muscle cardiaque (le cœur)

Sa caractéristique est d’avoir une  contraction rapide,  rythmique et involontaire. C’est un muscle strié.

- Muscles lisses

Ils ne sont pas sous contrôle direct du système nerveux mais sous le contrôle du système nerveux autonome (système involontaire) . Ils ont une contraction lente et continue. L’estomac  par exemple possède deux couches de tissu musculaire lisse.

- Muscles striés (ou squelettiques)

Ils sont nommés ainsi d’après leur aspect microscopique. Etant sous contrôle du système nerveux central  (système volontaire) ils unissent en général  les os entre eux, ainsi ils permettent la motricité de notre corps. Leurs contractions peuvent être lentes ou rapides selon les fibres.  Ce sont ces muscles que nous pouvons travailler,  c’est pourquoi nous allons nous intéresser d’avantage à ces derniers.



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Le muscle squelettique possède des faisceaux qui eux contiennent des fibres musculaires. Ces fibres musculaires sont elles mêmes constituées de myofibrilles.
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Ces différents constituants sont séparés par trois couches: l’épimysium recouvrant l’ensemble des muscles, le périmysium enveloppant les faisceaux, et enfin les fibres musculaires sont entourées d’endomysium.
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Chaque myofibrille contient des filaments minces d’actine et épais de myosine: ce sont des protéines contractiles qui permettent au muscle de se raccourcir pour agir sur les os et enfin produire le mouvement. En effet lors d’une contraction, ces filaments glissent les uns contre les autres puis s’accrochent entre eux. Plus la contraction est forte, plus le nombre d’accrochages entre filaments est grand. Enfin lors de la détente, les protéines se séparent et retrouvent leur configuration initiale.
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◊ Il existe deux grands types de fibres musculaires:

- Les fibres blanches ont une grande vitesse de contraction, beaucoup de force mais peu d’endurance, ainsi elles ne participent qu’à des efforts brefs mais intenses. Ce sont les fibres rapides, de type II.

- Les fibres rouges ont peu de vitesse et peu de force mais beaucoup d’endurance c’est pourquoi elles participent aux efforts longs de faibles intensités. Elles sont de petites tailles et ont la particularité d’être peu fatigables. Ce sont les fibres lentes, de type I.

◊La répartition des fibres est programmée génétiquement mais il est possible de modifier ces fibres musculaires: c’est ce que l’on appelle la plasticité musculaire, c'est-à-dire la capacité du muscle à s’adapter à ce qu’on lui demande. Nous voyons alors que l’entraînement est utile pour améliorer les performances puisque ces fibres se développent plus ou moins en fonction de la sollicitation qu’on leur fait subir. Elles sont en quantité équivalente chez une personne non sportive mais au fur et à mesure de la pratique d’un sport des fibres lentes pourront se reconvertir en fibres rapides et réciproquement.

Ainsi avec des entraînements de musculation, l’athlète pourrait mener à terme une répartition de 25% de fibres lentes et 75% de fibres rapides.

Prenons l’exemple d’un cycliste, bien que ce soit un sport d’endurance, le cycliste doit développer une puissance de pédalage, alors sa typologie musculaire serait un mixte des deux.