Signes cliniques du surentraînement

De nombreux signes peuvent constituer des signaux d’alarmes : 

♦ Diminution des défenses immunitaires. L’organisme surentraîné est affaibli, et le sportif peut se retrouver avec des états grippaux récurrents, c’est à dire de la fatigue intense, de la fièvre et des courbatures. Il peut aussi avoir des infections ORL ou broncho- pulmonaires répétées.

♦ Perte de poids avec un poids inférieur à la normal, la baisse de la libido, l’aménorrhée, la perte d’appétit.

♦ Des troubles du sommeil, l’irritabilité, l’abattement, la baisse des performances et des qualités techniques, la fatigue prolongée. 

♦ Des douleurs musculaires, une fréquence cardiaque plus élevée ainsi qu’une modification de la pression artérielle au repos et à l’effort.

Ce tableau présente la fréquence cardiaque d’une personne sédentaire, d’une personne entraînée et d’une autre surentraînée,  au repos, pendant l’effort et après : 

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Toutes ces manifestations sont classées en deux groupes : les syndromes sympathiques et parasympathiques

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♦ Une prise de sang peut aussi révélée une modification des paramètres sanguins biochimiques :

-         diminution de l’hémoglobine (anémie), modification du nombre des globules blancs qui sont soit en trop (inflammation) soit en moins (immonudépression), ou encore augmentation des enzymes musculaires.

-         élévation de la concentration sanguine en ammonium et noradrénaline (hormone qui augmente la pression artérielle)

-         des modifications de neurotransmetteurs comme la sérotonine et des modifications hormonales avec le cortisol ou la testostérone

-         chute des glucides lors d’un effort intense, au profit de l’utilisation des lipides, ce qui n’est pas le cas lors d’entraînements adaptés

Les conséquences en résumé :

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On peut dire que le surentraînement est causé par la volonté de l’athlète de toujours  vouloir se dépasser, améliorer toujours plus ses performances.

Le repos est une partie fondamentale de tout entraînement. Il existe de nombreuses preuves selon lesquelles une réduction de l’entraînement (même intensité, volume plus faible) jusqu’à 21 jours consécutifs ne diminue pas la performance. Un programme d’entraînement bien planifié relève plus du bon sens que de la science pure et devrait permettre plus de flexibilité. La confiance et la communication entre l’athlète et son entraîneur trouvent ici toute leur importance. Des signes d’alerte précoces de surentraînement devraient être pris en compte et des ajustements de planning faits en conséquence. 


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