Deux formes différentes du surentraînement

Au plus haut niveau et à certaines périodes,  l’athlète doit consacrer à l’entraînement entre 5 et 7heures par jour. Cette durée permet de fournir 3 à 4 séances d’entraînements quotidiens, entre lesquelles l’athlète doit être capable de récupérer. Or, l’adaptation de l’organisme nécessaire à l’évolution des capacités fonctionnelles peut se trouver dépassée et conduire progressivement le sportif au surentraînement. Le surentraînement se traduit donc par une accumulation de fatigue n’ayant pu être récupérée par l’organisme pendant un temps de repos assez long.

 

La forme aiguë : Il s’agit d’une fatigue aiguë qui survient à la suite d’un entraînement intense et qui a des retentissements majeurs rapidement après la fin de l’entraînement, voir pendant.Le sportif peut ne pas sentir cette fatigue mais au contraire se sentir « bien ». Cela est dû à la sécrétion d'endorphines et c'est là le principal risque de cette forme de fatigue. L'athlète, se sentant bien, peut vouloir continuer son effort. Il s'expose alors à l'épuisement aigu caractérisé par une perte de connaissance, une détresse cardio-respiratoire, une acidose lactique entraînant des dommages tissulaires majeurs voire  des troubles neurologiques.

 

La forme chronique évolutive : Ce phénomène est expliqué par le schéma de Matveiev (ci dessous) montrant qu’un sportif n’ayant pas de récupération suffisante subit un dérèglement aussi bien psychologique que physique.Il est probable que les conséquences seront assez minimes mais elles commenceront à s’aggraver lorsque l’athlète continue le dépassement sur une longue période. Cette forme de surentraînement, apparaît donc de manière progressive.

 

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